Expertise, inspection et surveillance
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Expertise, inspection et surveillance
Nous diagnostiquons les bâtiments existants et nous surveillons les chantiers. Inspection avant achat, expertise de fissures et de tassement, recherche de cause après sinistre, surveillance aux points d'arrêt. Chaque mandat produit un rapport daté, localisé et signé.
Deux métiers, une même exigence : établir des faits vérifiables. Un rapport qui décrit sans expliquer ne sert à rien, et un rapport qui conclut sans avoir mesuré ne tient pas la route.
- 1 jourVisite d'expertise sur place dans la majorité des bâtiments
- Quelques joursRapport remis après la visite, selon la complexité
- OIQRapports signés par un ingénieur membre en règle
I
Six mandats d'expertise et de surveillance
Ils se répartissent en deux familles. Avant ou après coup, on établit ce qui s'est passé dans un bâtiment. Pendant les travaux, on vérifie que ce qui se construit correspond à ce qui a été conçu.
Inspection structurale préachat
Quand l'inspecteur en bâtiment a levé un drapeau sur un élément porteur, il faut savoir avant de signer. L'ingénieur tranche là où l'inspection générale s'arrête.
- Avant l'offre
- Négociation
Expertise de pathologies
Fissures, tassements, planchers qui penchent, maçonnerie qui se bombe, béton qui éclate. On établit la cause, on mesure, et on dit si le mouvement continue.
- Diagnostic
- Cause
- Gravité
Expertise après sinistre
Incendie, dégât d'eau, refoulement, affaissement. Recherche de la cause et évaluation de l'atteinte à la structure, pour les propriétaires comme pour les assureurs.
- Recherche de cause
- Assureurs
Suivi de mouvement
Aucune visite unique ne permet d'affirmer qu'une fissure est stable. Repères posés, mesures espacées sur plusieurs mois, à travers au moins un cycle de gel et de dégel.
- Repères
- Mesures datées
Surveillance des travaux
Vérification aux étapes où l'ouvrage est encore visible : fondations, armature, charpente, enveloppe. Un plan de surveillance écrit remis au démarrage, et un rapport par visite.
- Points d'arrêt
- Loi 76
Avis de conformité et réception
Attestation que les ouvrages exécutés correspondent aux plans et au Code, avec le suivi des correctifs. C'est le document que l'acheteur suivant vous demandera.
- Attestation
- Réception des travaux
II
Expertise structurale ou inspection préachat ?
Les deux sont utiles et ne se remplacent pas. L'inspection préachat balaie l'ensemble du bâtiment et signale ce qui mérite attention. L'expertise structurale prend un seul de ces signaux et répond à trois questions : qu'est-ce qui bouge, pourquoi, et est-ce que ça continue.
| Inspection préachat | Expertise structurale | |
|---|---|---|
| Objet | L'ensemble du bâtiment, en survol | Les éléments porteurs, en profondeur |
| Question posée | Qu'est-ce qui mérite attention ? | Quelle est la cause, et est-ce que ça évolue ? |
| Conclusion | Description d'un état observé | Diagnostic, gravité et correctifs |
| Qui signe | Un inspecteur en bâtiment | Un ingénieur membre de l'Ordre |
| Usage | Décider d'aller plus loin | Négocier, réclamer, planifier des travaux |
Dans une transaction, l'ordre logique est presque toujours le même : inspection préachat d'abord, expertise ensuite si un élément porteur est en cause. Faire l'inverse coûte plus cher pour un résultat moins complet.
III
Les signes qui changent le diagnostic
Un bâtiment ne se dégrade pas d'un coup. Il envoie des signaux, et ces signaux n'ont pas tous le même poids. Voici comment nous les classons quand un propriétaire nous décrit ce qu'il observe.
-
Surveiller
Fissure verticale fine, sans décalage
Les deux lèvres restent dans le même plan et rien n'a bougé depuis des années. C'est presque toujours du retrait de séchage. L'enjeu est l'étanchéité, pas la capacité portante.
-
Faire mesurer
Plancher qui penche, portes qui coincent
Aucun bâtiment ancien n'est parfaitement de niveau. Ce qui compte est l'amplitude, la localisation du point bas et le fait que les ouvertures se déforment du même côté. Le relevé au laser tranche en une visite.
-
Agir
Fissure horizontale dans la fondation
Celle-là ne s'observe pas, elle se traite. Elle traduit une poussée latérale du sol que le mur ne reprend plus. Dès qu'un déplacement vers l'intérieur est mesurable, l'intervention n'attend pas la prochaine saison.
-
Agir
Maçonnerie qui se bombe vers l'extérieur
Le parement perd son ancrage à la structure qui se trouve derrière. On mesure le bombement à la règle sur toute la hauteur. Au-delà d'un certain déplacement, ce n'est plus une réparation de joints, c'est une reconstruction du panneau.
IV
La surveillance des travaux, et où en est la Loi 76
C'est la vérification, par un ingénieur, que ce qui est construit correspond à ce qui a été conçu, effectuée aux étapes où l'ouvrage est encore visible. Elle ne remplace pas l'inspection municipale, qui porte sur la conformité au permis. Elle porte sur l'exécution technique, et elle se documente par écrit.
Un chantier enterre ses propres preuves. L'armature disparaît sous le béton, la semelle sous le remblai, la charpente sous le gypse. Une visite qui arrive après ne vérifie plus rien : elle constate un fini. C'est pour cette raison que les points d'arrêt se choisissent en fonction de ce qui va devenir invisible, et non pour rythmer un calendrier.
Cinq moments reviennent dans presque tous les projets.
- Les fondations, avant le remblai : niveau d'assise, nature du sol au fond de l'excavation, dimensions des semelles.
- L'armature, avant la coulée : diamètre, espacement, recouvrement des barres et enrobage de béton. C'est le point d'arrêt le plus déterminant de tout le chantier.
- La charpente, avant la fermeture : portées, appuis, assemblages, ancrages, éléments entaillés ou percés.
- L'enveloppe, avant la finition : continuité des appuis, fixations, éléments structuraux intégrés au mur.
- La réception, avant le paiement final : constat d'ensemble et vérification que les correctifs demandés ont bien été exécutés.
Le nombre exact de visites dépend de la complexité du projet, pas de sa superficie. Il se fixe dans le plan de surveillance, au démarrage, et il n'augmente pas en cours de route sans raison écrite.
Où en est la Loi 76, mesure par mesure
La Loi 76, intitulée « Loi visant principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité du public », a été sanctionnée le 27 novembre 2024. Plusieurs de ses mesures attendent encore leur règlement d'application. Voici l'état réel de chacune, sans raccourci commercial.
| Mesure | Ce qu'elle prévoit | Statut |
|---|---|---|
| Plan de surveillance | Faire inspecter les travaux à des étapes charnières, selon un plan établi. La loi fixe un plancher de trois étapes ; le projet de règlement en évoque davantage. | Pas en vigueur |
| Attestation de conformité | Document délivré en fin de chantier confirmant que les ouvrages respectent le Code de construction. | Pas en vigueur |
| Professionnel obligatoire | Ingénieur, architecte ou technologue professionnel, lié par un contrat de surveillance sur chantier. | Prévu au projet de règlement |
| Champ d'application élargi | La loi couvre notamment les systèmes de production et d'accumulation d'énergie, y compris renouvelable. | Adopté dans la loi |
| Sanctions pécuniaires | Régime de sanctions administratives créé par la loi. | En attente de mise en œuvre |
Le projet de règlement publié le 13 mai 2026 vise les bâtiments d'habitation non couverts par le Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs. Il est toujours en analyse et aucune date d'entrée en vigueur n'a été annoncée.
V
Notre méthode
Sur un bâtiment existant comme sur un chantier, la séquence est la même : on rassemble l'information, on observe sur place, on mesure, puis on conclut. Une conclusion tirée avant la mesure n'est qu'une opinion.
- Lecture des plans et du devisNous relevons les points sensibles du projet : appuis critiques, assemblages particuliers, séquences où une erreur devient irréversible. C'est cette lecture qui détermine les points d'arrêt, et non un gabarit générique.
- Plan de surveillance écritQuelles étapes, quels éléments, quels critères d'acceptation, qui prévient qui et dans quel délai. Ce document se remet à l'entrepreneur au démarrage, pour que personne ne découvre une exigence la veille d'une coulée.
- Visites aux points d'arrêtVérification sur place avant que l'ouvrage ne soit recouvert. Chaque visite est datée, photographiée et consignée, avec ce qui est conforme et ce qui ne l'est pas.
- Suivi des correctifsUn écart relevé ne se règle pas par une mention au rapport. Nous décrivons le correctif attendu, puis nous revenons vérifier qu'il a été exécuté.
- Rapport final et attestationSynthèse des visites, écarts relevés et correctifs réalisés, avec l'attestation que les ouvrages surveillés sont conformes aux plans et au Code. C'est ce document qui reste au dossier de l'immeuble.
VI
Ce que vous recevez
Nos rapports servent longtemps après la visite : à la revente, devant un assureur, dans une discussion avec un entrepreneur, ou simplement pour planifier des travaux avec un budget réaliste.
- Le plan de surveillance, remis au démarrage, qui fixe les étapes et les critères pour tout le monde.
- Un rapport par visite, daté et photographié, indiquant ce qui a été vérifié, ce qui est conforme et ce qui doit être corrigé.
- Le suivi des non-conformités, avec la preuve que chaque écart relevé a bien été repris.
- Le rapport final signé et scellé, qui atteste de la conformité des ouvrages surveillés.
- Le dossier photographique complet, qui vaut souvent plus que le texte quand une question surgit trois ans plus tard.
Ce que la surveillance apporte déjà
- Écarts corrigés pendant qu'ils sont accessibles
- sur place
- Preuve de conformité au dossier de l'immeuble
- permanente
- Position solide en cas de litige
- documentée
- Conformité au régime de la Loi 76
- d'avance
Aucune de ces retombées ne dépend de l'entrée en vigueur du règlement. C'est ce qui rend la démarche défendable aujourd'hui.
VII
Questions fréquentes
Une inspection préachat suffit-elle avant d'acheter ?
Dans la majorité des transactions, oui. Elle devient insuffisante dès qu'un élément porteur est en cause : fissure ouverte dans la fondation, plancher qui penche, poutre entaillée, maçonnerie qui se bombe. L'inspecteur signale, l'ingénieur tranche. Faire venir un ingénieur pour tout serait exagéré ; s'en passer devant un signal structural est risqué.
Travaillez-vous pour les compagnies d'assurance après un sinistre ?
Oui. Après un incendie, un dégât d'eau, un refoulement ou un affaissement, la question est double : quelle est la cause, et qu'est-ce que le sinistre a fait à la structure. Le bois carbonisé ou gorgé d'eau ne reprend pas sa capacité en séchant, et cela se démontre plutôt que de se supposer.
Nous précisons toujours dès le départ pour qui nous travaillons. Un rapport d'ingénieur ne vaut que si son cadre est clair.
Le rapport peut-il servir à négocier un prix d'achat ?
Oui, et c'est un de ses usages les plus fréquents. Un document qui établit la cause, la gravité et les correctifs nécessaires transforme une inquiétude en un montant discutable. Il sert aussi dans l'autre sens : plusieurs vendeurs le commandent avant la mise en marché pour éviter que l'acheteur n'imagine le pire.
La Loi 76 nous oblige-t-elle déjà à faire surveiller nos travaux ?
Non, pas à ce jour. La loi a été sanctionnée le 27 novembre 2024, mais l'obligation de surveillance dépend d'un règlement de la Régie du bâtiment qui a été publié pour commentaires le 13 mai 2026 et demeure en analyse. Aucune date d'entrée en vigueur n'a été annoncée.
Méfiez-vous des fournisseurs qui présentent l'obligation comme déjà applicable. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le régime arrive et que les projets démarrés d'ici là ont intérêt à être documentés.
Quels projets seront visés par le futur règlement ?
Le projet de règlement publié en mai 2026 vise les bâtiments d'habitation qui ne sont pas couverts par le Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs. Le texte étant toujours en analyse, sa portée finale peut encore changer. Nous suivons le dossier et nous ajustons nos recommandations à mesure qu'il évolue.
La surveillance remplace-t-elle l'inspection municipale ?
Non, ce sont deux choses distinctes. L'inspecteur municipal vérifie la conformité au permis et à la réglementation d'urbanisme, à une fréquence qu'il détermine. La surveillance par un ingénieur porte sur l'exécution technique des ouvrages selon les plans signés, aux étapes où elle est encore vérifiable. Les deux se complètent et ne se substituent pas.
Peut-on commencer une surveillance en cours de chantier ?
Oui, mais avec une limite qu'il faut nommer clairement : nous ne pouvons attester que de ce que nous avons pu observer. Ce qui a déjà été recouvert ne se vérifie plus sans ouvrir. Le rapport final le dira, et cette distinction compte si le dossier sert un jour dans un litige.
Combien de visites faut-il prévoir ?
Cela dépend de la complexité du projet, pas de sa superficie. Une résidence sur semelles conventionnelles demande peu de points d'arrêt. Un immeuble avec dalle structurale, reprise en sous-œuvre ou charpente d'acier en demande davantage. Le plan de surveillance fixe le nombre dès le départ, et il n'augmente pas en cours de route sans raison écrite.
Surveillez-vous des travaux conçus par un autre ingénieur ?
Oui. Nous commençons alors par une lecture attentive des plans et du devis, et nous soulevons les points qui demandent une clarification auprès du concepteur avant le démarrage. Surveiller l'exécution d'un plan qu'on n'a pas rédigé exige simplement d'être rigoureux sur ce que le plan dit, et sur ce qu'il ne dit pas.
Un doute sur un bâtiment, un chantier à faire surveiller ?
Décrivez la situation en quelques phrases : le type de bâtiment, ce que vous observez ou ce que vous devez faire vérifier, et l'échéance qui vous presse. Nous vous dirons franchement si le dossier demande une visite, et ce qu'il faut préparer avant.
Demander une expertiseL'état de la Loi 76 décrit ici est celui constaté à la mise à jour de cette page. Le projet de règlement demeure en analyse et sa portée finale peut changer.